Ôh, rage !

Un patron sans masque sachant se regarder enfin comme un ancien vrai faux autogestionnaire toutefois toujours aussi archi ambitieux se disait un jour devant son miroir fétiche : « dis-moi prolétaire que je suis le plus chanceux… »
Le miroir fatigué de tant d’ego lui tint à peu près ce langage… avant de se décrocher du mur, épuisé…
À lire dans le numéro 111 d’octobre 2013 du journal le Ravi et ci-dessous. Un journal qui a un besoin urgent de dons et d’abonnements pour continuer à paraître ; voir l’appel pour le « couscous bang bang ».

Agonie(s), Chronique de droite, Ravi n°111, octobre 2013

Agonie(s), Ravi n°111, octobre 2013

Que faire dans l’adversité ? Se cacher derrière plus grand que soi. Comme McLuhan : « Le message c’est le medium. » En clair, pour qui s’acharne encore à déchiffrer une prose si ampoulée qu’elle semble écrite avec les pieds, le contenu des livres que j’édite compte moins que le fait qu’ils le soient par une maison qui se revendiquait, jusqu’à peu, « autogestionnaire ». Mis bon, là, je suis fatigué et énervé. Alors, j’irai droit au but : « Autogestion, piège à c… »

Il suffit, pour s’en convaincre, d’avoir eu à « autogérer » la vaisselle d’un concert de soutien. C’est quoi, ces anciens salariés qui, non contents d’être partis dans le cadre d’une rupture conventionnelle, voudraient encore avoir, au prétexte qu’on serait dans le monde associatif et du livre, voix au chapitre ?

C’est quoi, ces zozos post-situ qui se cachent derrière des masques et des affiches pour persécuter les quelques lumières dont j’ai su m’entourer et tenter de s’inviter dans notre AG ? Des animaux ? Et bien, dirait Orwell, qu’ils la ferment !

J’ai beau être gentil, avoir accueilli un repris de justice pour qu’il ne repasse pas par la case « prison », là, faut un peu de sens commun : qui écrit et qui nous lit ? Des prolétaires avides de lendemains qui chantent ? Ou des universitaires amateurs de bonne chaire ? Est-ce ma faute s’il vaut mieux grenouiller à la Sorbonne que tapiner autour de Saint-Charles ?

Comment croyez-vous que fonctionne une maison d’édition ? Comme n’importe quelle entreprise ! Relisez La Trahison des éditeurs ! Même ceux qui sont passés du fanzinat aux petits livres rouges (et noirs) et des salles de concert aux salons littéraires vous le diront : faut une tête qui pense, des petites mains qui exécutent et des auteurs qui devraient déjà être bien contents de sortir de l’anonymat…

On me dit séducteur ? Certes. Paternaliste ? peut-être. Autoritaire ? Qui ne l’est pas ? Tyrannique ? Opopop ! On n’est pas chez Fralib ! Et rappelez-vous, Coluche, ou Georges Marchais, je ne sais plus, je les confonds, les humoristes : « Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme. Le syndicalisme, c’est le contraire. » Et le monde associatif, la synthèse ultime. Tiens, si je rééditais La Boétie ? Oh, Serge, tu veux pas me signer un édito, euh, une préface ? T’inquiète, j’t’assure l’exclu ! Entre gens du monde, soyons diplomates…

Un éditeur marseillais engagé et qui dégage

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